La précarité menstruelle : 4 réponses aux questions que vous vous posez

La précarité menstruelle : 4 réponses aux questions que vous vous posez
Photo de @Insideweather

La précarité menstruelle est un sujet récent en France, il est donc parfois difficile de bien comprendre le problème. Cette situation apparait lorsqu’une femme se retrouve en difficulté financière. On parle de plus en plus de ce facteur d’inégalité, et des décisions qui sont prises pour aider les femmes à lutter contre la précarité menstruelle.

Ce que vous trouverez dans cet article :

La précarité menstruelle qu’est-ce que c’est ?

La précarité menstruelle apparait lorsqu’une femme doit choisir entre manger ou se protéger pendant les règles simplement à cause du coût des protections. Autrement dit, c’est quand une femme doit faire le choix de se protéger ou non pendant ses règles.

La précarité menstruelle ça touche qui ?

La France compte 1,7 million de femmes en situation précaire, plus généralement des femmes sans domicile fixe, des étudiantes ou des femmes en prison, d’après une étude de l’IFOP Hygiène et précarité en France de mars 2019.

Cependant l’argent n’est pas le seul problème, car il existe des solutions moins coûteuses que les serviettes hygiéniques ou les tampons.

Par exemple, pour les autres protections hygiéniques comme la cup ou les culottes menstruelles, ce sont les conditions qui vont manquer, le plus souvent aux femmes SDF.

Les conditions d’entretien de ces protections-là ne leur sont pas accessibles. Laver et nettoyer correctement une culotte ou une cup ne sont pas des possibilités pour elles.

Le plus simple reste donc les protections à usage unique.

Ps : pour savoir comment laver sa culotte parisienne il y a un article 🧺

Mais ça coûte combien d’avoir ses règles ? 💸

De nombreuses études ont été menées afin de connaitre « le coût des règles », mais aucune ne prend en compte les mêmes indicateurs. Dans le prix faut-il compter la nourriture, sachant que l’on mange plus pendant nos règles ? Faut-il prendre en compte les rendez-vous chez le/la gynécologue ? Faut-il compter la pilule qui permet d’être réglée et les anti-douleurs ?

Photo de @micheile

Si nous prenons seulement en compte les protections hygiéniques comme les tampons et les serviettes, c’est environ 8€ par mois. Ce prix mensuel représente presque 4 000€ au court d’une vie. Dans ce calcul nous considèrons qu’une protection est utilisée 4h, car il est préconisé de ne pas dépasser 8h au risque de subir un choc toxique, les protections de premier prix étant rarement biologiques. 

Elles peuvent contenir des produits chimiques dangereux qui circulent alors dans le corps car l’endomètre est une parois très fine qui laisse passer ces particules. C’est le fameux phénomène du choc toxique.

Pour mieux comprendre le syndrome du choc toxique, nous avons fait un article sur le sujet.

Cependant aucun autre coût n’est pris en compte. Ne sont pas pris en compte la nourriture, les anti-douleurs 💊 le changement de vêtements ni de draps abîmés à cause des fuites.

Quelles solutions contre la précarité menstruelle ?

Ce problème a longtemps été ignoré, il est présenté depuis seulement 3 ans. Avant ça, il passait inaperçu dans les médias de masse. En 2018 nous voyons le sujet apparaitre sur le compte instagram de @Konbini. Le média avait alors interviewé Axelle à propos de la précarité menstruelle.

Vidéo Konbini sur la précarité menstruelle – Interview d’Axelle

Tout le monde peut participer à la lutte contre la précarité menstruelle.

L’État qui agit contre le précarité menstruelle

Alors que le coronavirus a engendré une augmentation du nombre de femmes en précarité. Le nombre de recherches pour des protections hygiéniques gratuites sur Google a atteint des records. C’est seulement l’année dernière, que le gouvernement français a exprimé sa volonté de rendre les protections hygiéniques gratuites.

🇫🇷 La France suit l’exemple de l’Écosse grâce à Marlène Schiappa et Brune Poirson. Nous retrouvons de plus en plus de protections, souvent bio, dans des lieux publics comme les lycées et universités de toute la France. C’est en Île-de-France que la lutte a pris le plus d’ampleur avec l’obligation pour les lycées franciliens d’avoir des protections à dispositions des étudiantes.

Distributeur de protections hygiéniques de Marguerite & Cie
Distributeur de protections hygiéniques bio dans une université – Marguerite & Cie

Les associations & vous contre la précarité menstruelle

D’autres organismes agissent également contre la précarité menstruelle. Récemment une association a fait parler d’elle, il s’agit d’ADSF (Association pour le Développement de la Santé des Femmes), lors d’une collaboration avec la marque NANA, la mutuelle NuTuus et l’influenceuse @Mybetterself. Sur le compte instagram de l’étudiante, une photo a été postée et chaque partage en story représentait le don d’une boîte de protections hygiéniques. Il y a eu plus de 860 000 partages de la photo, soit plus de 100 000 dons faits par NANA à l’ADSF.

Post du compte instagram @Mybetterself

Sous sa publication on peut voir le hashtag #Stopàlaprécaritémenstruelle. Il n’est pas le seul hashtag utilisé pour informer et lutter contre ce problème. Nous retenons aussi #Nonàlaprécaritémenstruelle lancé par la marque Always, #Respecteznosrègles créé par l’association Care, #Changeonslesrègles, et encore de nombreux qui voient le jour.

L’influenceuse engagée a publié il y a peu sur son compte instagram un post pour supporter ce mouvement incitant à rendre les protections hygiéniques gratuites.

Les actions accessibles à tous et toutes sont nombreuses. Il y a celles que nous pouvons faire depuis notre canapé comme la signature de pétitions. Aujourd’hui, si les choses avancent, c’est aussi grâce à des pétitions comme la pétition pour ne plus taxer les produits hygiéniques ✍️ 

Il y a aussi de nombreuses associations qui souhaitent faciliter l’accès aux protections. Pour ce faire, elles organisent des collectes.

L’association des Règles Élémentaires a installé plusieurs points de collecte permanents dans la capitale mais aussi dans toute la France. Le principe est simple : il s’agit de récolter des produits d’hygiène intime et de première nécessité. La collecte à pour vocation d’être diversifiée afin que chaque femme en situation de précarité menstruelle puisse choisir la protection la plus adaptée à ses besoins.

Pour mieux comprendre le fonctionnement, il y a une interview 👉 sur le compte Youtube de Simone et une autre faite par la fondatrice de l’association Gina 👈

Visuel de Règles Élémentaires

La précarité menstruelle est un problème qui a été ignoré très longtemps. Les associations et initiatives citoyennes ont donné de la visibilité aux femmes concernées par cette situation. C’est aussi grâce aux réseaux sociaux, qui ont libéré la parole, que l’État a pu prendre conscience du problème.

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